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 Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]

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Caliméro

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MessageSujet: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Mar 2 Juin - 20:53

Entre les murs blancs de l'hosto

ft. Alix & Gabriel


 
Cela pouvait avoir quelque chose d'un peu agaçant. En tout cas, beaucoup aurait trouvé cela énervant et démoralisant. Mais pas Gabriel. Il gardait le sourire et si on lui posait la question, il affirmait ne pas s'en faire. Cela mettait d'ailleurs mal à l'aise les quelques infirmières avec qui il eut quelques échanges. Pourtant, il n'y avait rien de dramatique à l'écouter.

Après tout, aller au centre de cancérologie pour suivre son cancer qui avance au fur et à mesure, apprendre qu'il y a du progrès mais qu'il ne faut pas trop s'enthousiasmer, puis en repartant, faire une mauvaise chute sur le parking pour finalement arriver aux urgences... Hum... Sacrée journée pouvait-on dire. L'important était qu'il n'y avait rien de grave suite au petit accident. Juste une belle ouverture sur le front. Pourtant, les médecins et infirmières restaient toujours inquiets en l'inondant de conseil et d'avertissement. C'était gentil de leur part mais Gabriel trouvait qu'ils en faisaient trop. Soit, il était fragile, mais lui rappeler à chaque fois n'allait rien changer.

Il était donc à présent dans une salle à attendre qu'on vienne le coudre. Sur le lit blanc, il tenait le pansement provisoire avec un certain calme. Il commençait un peu à fatiguer mais n'en gardait pas moins la bonne humeur. Alors, il écoutait tous les bruits autour de lui. Les infirmières qui passaient, les machines qui bippaient dans tous les sens, les patients qui ruminaient leur mal être comme de pauvres gosses capricieux. Ce n'était pas très chaleureux, mais bon... il lui suffisait de fermer les yeux et d'ouvrir son imagination pour se sentir ailleurs. Plage exotique, plaine verdoyante ou montagne enivrante. Qu'importe, il y arrivait sans mal. Et cela était très agréable. D'ailleurs, il se laissa aller dans la contemplation onirique d'un paysage paisible. Un doux désert qui tend vers le crépuscule. Une foulée de couleurs chaudes et de sensation extrême l'envahissaient. Cela ne tenait que de la supposition pour lui n'ayant jamais eu loisir de connaître pareil endroit, mais le bonheur de s'y plonger par la pensée même aussi éloigné de la réalité que possible, lui procurait un bien-être sans nom.

Un peu plus, il aurait souhaité avoir à l'instant un crayon, une pastel pour immortaliser l'image qui découvrait, pourtant bien vite, il fut rattrapé par la réalité. Sans y un faire vraiment attention, il venait de faire tomber son téléphone de sa poche. Le bruit le fit sortir de sa délicate rêverie. Dommage songea-t-il en se redressant. Puis il commença à se baisser pour ramasser le portable, cependant, à peine sut il remit debout, qu'il sentit un élan de fatigue l'inonder. Alors, aussi vite qu'il put, il se réinstalla sur le lit en espérant que cette sensation s'éloigne de lui au plus vite.

Cela avait tout de même quelque chose de triste de ne pas pouvoir vivre sans avoir ce genre de soucis. De quoi avait il l'air, se demanda-t-il silencieusement. Vêtu de sa chemise grise tâchée de sang et affublé d'un teint pâlot sous les airs d'un anorexique. Bah ! Il était habitué à la fin... Autant ne pas s'en faire... D'un sourire naïf, il chassa ses tristes pensées et regarda l'état de son téléphone. Ah... une fissure sur l'écran. Il essaya de l'allumer et vit qu'il marchait encore sans trop de soucis. Rien de grave en somme. Rien de grave.
 

 

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MessageSujet: Re: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Mer 3 Juin - 0:29



 



Entre les murs blancs de l'hosto

Ft. Gabriel Loisell



Les yeux à demi-clos et les sourcils froncés, Alix était concentrée, personne ne pouvait le nier. Elle était de garde cette nuit, toujours cloîtrée dans la morgue, il y avait beau avoir énormément de patients, sûrement pas assez pour qu’elle soit bippée en urgence. Ses mains, couvertes de gants palpaient la peau froide et absente de vie d’un vieil homme sénile, récemment décédé. Au vu de la trace rouge proche de son cou, Alix n’avait eu aucune difficultés à deviner que l’homme avait été engagé dans une bataille. Mais ce n’était pas ça qui avait causé sa mort, elle le savait. Avec finesse, elle observa le crâne du cadavre, déplaçant doucement ses cheveux, pour examiner chaque petit recoin.

Une sonorité agaçante retentit dans ses oreilles, la prenant par surprise, elle eut peur de frapper le crâne à l’aide d’un de ses outils, par erreur. Elle releva la bruyante machine avant d’y lire sur le dessus la chambre où elle devait se trouver. Elle posa ses ustensiles, retira ses gants, les jeta dans la poubelle, se désinfecta les mains et la voilà prête à aider un vivant cette fois. Elle ressortit de la salle, prenant le temps de souffler. Elle priait intérieurement pour qu’elle n’ait pas à faire de chirurgie. Ce qu’elle détestait faire des choses qui pourrait tuer comme sauver quelqu’un, l’erreur était impardonnable. Elle espérait vraiment, que les problèmes de son patient ne soient pas trop graves, égoïstement, plus pour sa santé personnelle que celle de son patient mystère.

Elle monta rapidement les escaliers, pour s’enfuir de son sous-sol massacre. Aussi froid et morbide fut-il, elle aimait tellement s’y réfugier pendant des heures. Après avoir marché et marché, Alix Denford finira par arriver, à bout de souffle, devant la salle 213. Allongé, sur un lit, un homme l’attendait. D’un regard rapide elle fit une analyse rapide, rien de très grave, un coup sur la tête, elle ne pensait pas à une hémorragie crânienne, mais il était toujours bon de vérifier. Il saignait tout de même beaucoup, peut être un peu trop. Elle s’approcha de lui tentant de se montrer confiante d’elle, même si ce n’était pas vraiment le cas.

- Bonjour, je serai votre docteur pendant votre séjour dans l’hôpital. Je suis le docteur Denford. J’ai besoin de savoir, est-ce que vous souffrez d’une maladie de toute sorte? Êtes vous sous traitement? Avez vous des allergies?

Elle sourit avant de sortir un petit carnet et un stylo de sa blouse blanche. Il y avait normalement un dossier complété et placé au bas du lit du patient, mais la jeune brunette préférait leur demander directement. Elle pouvait ainsi entretenir une discussion avec eux  et aussi évaluer si elle pouvait leur faire confiance ou non. Certes, elle devait de temps en temps regarder le dossier, déjà tout bêtement pour connaître le nom du patient. Personne ne le lui avait révélé et n’étant pas dotée de compétences extralucides, Alix n’était pas en mesure de magiquement le deviner.


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Caliméro

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MessageSujet: Re: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Mer 3 Juin - 7:20

Entre les murs blancs de l'hosto

ft. Alix & Gabriel


 
En entendait la porte s'ouvrir, Gabriel fut légèrement étonné. Il en avait presque oublié qu'il attendait le médecin. Il rangea son téléphone et se redressa doucement du lit pour mieux faire au nouveau venu ou à la nouvelle venue. C'était une mignonne petite brune. A première vue, elle était assez jeune et le patient n'avait pas encore eu l'occasion de discuter avec elle lors de ses nombreux séjours à l’hôpital. Évidement ça ne le gênait en rien, il n'était pas homme à se méfier ou réclamer ses habitudes. Avant qu'il n'est pu lui souhaiter le bonjour même si à cette heure, il s'agissait plus de nuit, elle prit les devants.  

Elle s'approcha de lui de manière rassurante et lui demanda. :

- Bonjour, je serai votre docteur pendant votre séjour dans l’hôpital. Je suis le docteur Denford. J’ai besoin de savoir, est-ce que vous souffrez d’une maladie de toute sorte? Êtes vous sous traitement? Avez vous des allergies?

Docteur Denford ? Bien, Gabriel notait mentalement son nom. Il n'avait pas encore entendu parler d'elle. Au moins, il avait eu la bonne surprise de la rencontrer grâce à cette chute. C'était l'un des points positifs sur lesquels il comptait se pencher si encore quelqu'un commençait à blâmer son sort. En tout cas, il garda son sourire même lorsqu'il dut s'approcher de ce douloureux sujet.

- Bonjour, Docteur Denford. Ravi de vous rencontrer. Gabriel Loisell. J'ai peur de devoir vous dire que je ne suis pas forcément un patient très simple. Un cancer du poumon, mais ne vous inquiétez pas. C'est juste pour cette petite coupure que je suis ici. Il faut juste être un peu plus douillet avec moi qu'avec les autres patients. Puis bon... selon mon médecin que j'ai vu cet après midi, nous allions sur du positif. C'est juste que je ne suis pas doué de mes pieds. Tout du moins, on a fait des progrès au niveau du traitement. On me baisse mes chimios et la radiothérapie pour le moment.

Il aimait rappeler les moments de progression. Il trouvait que c'était de bon témoin pour montrer que la vie en valait la peine. Car il ne voulait pas abandonner. Il souhaitait aller de l'avant donc chaque bonne nouvelle devait être pris avec plaisir et les mauvaises avec ironie. Puis il avait encore des rêves en tête. Il gardait cet espoir d'être un jour père... Bel espoir mais il y tenait. Parfois il songeait à l'adoption, même si cela allait être d'un compliqué assuré. Mais bon... La vie était ainsi. Et mieux valait faire de son mieux pour vivre ses rêves plutôt que de les voir partir au loin avec regret.

Il retourna très vite à la réalité, laissant ces courtes pensées avec le reste de sa philosophie d'optimiste et observa le médecin. Il aurait bien aimé retourner à cette belle époque de la jeunesse et à nouveau tenter une percée dans les domaines qui le faisaient rêver. Il retomba alors dans ses rêveries et se remémora les rues de Paris et ses musées... Les soirées baignées d'art et de cultures... Les fantaisies des jeunes penseurs... Il en oubliait pendant quelques instants qu'il était à l'hôpital avec le front en sang.
 

 

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MessageSujet: Re: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Jeu 11 Juin - 2:48



 



Entre les murs blancs de l'hosto

Ft. Gabriel Loisell



Alix prit un air compatissant, elle admirait la force et le courage de cet homme. Il semblait sourire et positiver peu importe la situation, elle aimerait tellement pouvoir avoir cette attitude. Elle, en face du danger, elle fuyait et ça encore, c’était quand elle était en forme, des fois elle se recroquevillait simplement dans un coin d’une salle en pleurant sur son sort et sur le fait qu’elle n’est qu’une incompétente. Si seulement il pouvait lui donner des cours...elle sourit à cette idée, mais se reprit bien vite, déjà, c’était d’une impolitesse insupportable et en plus, vu le dramatique des paroles du patient, elle pourrait passer pour une sadique. Enfin, si elle l’était vraiment elle aurait déjà sûrement fait une blague depuis bien longtemps sur le fait que ce serait sûrement elle qui le traiterait lorsqu’il sera en visite à la morgue. Quel fou serait capable de prononcer ces paroles? Elle, elle quand l’angoisse lui monte serait bien capable de dire ceci. Ce ne serait pas sa première fois, après tout.

- De même, elle se força à le regarder dans les yeux. C’est bien pour vous alors.


Elle sourit, un peu faussement, son diagnostique de médecin avait tout de suite compris que cette coupure saignait bien trop et que cela n’était pas une bonne chose. Elle ne dit rien pour autant, il avait cette joie de vivre qui se lisait sur son visage. Elle n’avait envie de la casser pour rien au monde et après tout, ce n’était probablement rien.

- Il vous faudra des points de sutures à mon avis, on ne peut pas dire que vous vous êtes rater.

Mais ce ne serait pas pour tout de suite, pour l’instant, il fallait d’abord désinfecter le tout. Alix aimait cette idée, elle n’avait jamais été une admiratrice de la vue du sang, contrairement à certains de ses collègues. Elle utilisa sa clé personnelle pour ouvrir la petite pharmacie personnalisé qui se trouvait dans toutes les chambres. En effet, le maire de Santa-Barbara avait tendance à privilégier la santé et n’hésitait pas à dépenser des millions pour améliorer l’hôpital. C’est bien pour cela qu’il avait gagné le vote d’Alix et de plein d’autres habitants à la dernière élection. A force d’être ré-élu, encore et encore, plus personne n’osait s’opposer à lui. Certains naïfs, se plaignaient même de ce système, pointant du doigt sa ressemble à une dictature. Au lieu de râler, faites quelque chose pour changer ça, présentez-vous par exemple/ Mais, non bien sûr, ils sont terrorisés par la peur de l’échec, et Alix était bien la première à les comprendre.

Elle sortit finalement le matériel et mouilla ce qui ressemblait à un coton pour le poser délicatement sur la plaie du jeune homme. Elle put le voir grimacer, que le patient ait quarante ou dix ans, qu’il vienne ici tous les jours ou tous les ans, leur visages se ressemblaient tous face à la douleur du contact acide sur sa peau.

- Ça risque d’être un peu jaune à cause de la betadine, même après la suture, ne vous inquiétez pas, ça ne tâche pas les draps.

Elle sourit innocemment, sa joie de vivre semblait contagieuse.


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MessageSujet: Re: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Lun 22 Juin - 11:54

Entre les murs blancs de l'hosto

ft. Alix & Gabriel


Gabriel sentait bien que cette jeune fille devait être à ses débuts. A force de voir passer un certain nombre de médecin, il lui était assez de deviner ce genre de détail. Mais il ne s'en fit pas pour autant. C'était une simple coupure, qu'est ce qu'il pouvait arriver de pire ? Et même dans le cas, où cette plaie se trouvait plus grave que d'apparence, il n'allait pas en faire tout un drame. Il avait connu tant de chose que les diagnostics catastrophes ne le touchaient plus autant. Il attendit avec un sourire l'analyse du Docteur Denford. Celui ci ne tarda pas. :

- Il vous faudra des points de sutures à mon avis, on ne peut pas dire que vous vous êtes rater.


Ah ! C'était tout lui ça ! Ça lui apprendrait à faire attention quand il marche plutôt que de rêvasser. Bien qu'une fois dehors, il continuerait à avancer la tête dans les nuages au péril d'une autre chute. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Tout du moins, il accueillit la nouvelle avec un petit rire moqueur. Il se trouvait assez ridicule. Il se voyait déjà avec son pansement pour aller au boulot et tout ses collègues ou élèves l'inonder de question. Il était étrange de constater les réaction des gens face à un homme malade. Dès qu'on possédait un grave symptôme, le moindre bobo se transformait en une hémorragie générale ou un tibias brisé en mille morceau alors qu'à la base cela tenait d'une simple griffure. Ah bien étrange nature humaine...

Lorsqu'elle vint poser le coton, les petits picotements lui arrachèrent une grimace comme à chaque fois. C'était bien bête vu tout ce qu'il connaissait au quotidien, mais n'avons nous pas tous cette habitude qui est incrusté depuis notre enfance avec les souvenirs de nos jeux de cow-boy et d'indien ? Puis, la jeune femme parla d'un soucis au niveau de la couleur ce qui le fit un peu rire à nouveau.

- Ah ! Ce n'est pas très grave de toute façon. Un peu de jaune ça ne tue personne. : Dit il avec un grand sourire. : Il ne reste plus qu'à recoudre le pauvre pantin que je suis alors ?

Peut être que cela donnerait un air de pirate ou celui de la créature de Frankenstein ? Un soupçon de rêverie commença à l'emporter. Se mettre dans la peau d'un corsaire sans pitié, dont l'argent par le sang était devenu banal lors de ses croisades maritimes ou s'imaginer en un être recomposé qui bien que n'ayant demandé, retrouvait la vie de manière chaotique. Pourtant bien vite, il s'efforça de revenir à l'instant présent. :

- Dites moi, cela fait longtemps que vous exercez ? : demanda-t-il avant de rajouter rapidement. : Ce n'est pas que je doute de vos soins, je suis sûre que vous faites très bien votre travail.

Pour lui, c'était un simple moyen de continuer la conversation de façon sympathique. Il le faisait avec la plupart des personnes qui s'occupaient de lui car à force, on ne côtoie pas seulement des personnes du corps médicales mais des individus avec leur propre histoire et un charme unique à chacun.

Alors, comme à chaque rencontre, Gabriel aimait découvrir une nouvelle personnalité.

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MessageSujet: Re: Entre les murs blanc de l'hosto - Gabriel & Alix [Terminé]   Mar 8 Sep - 20:50



 



Entre les murs blancs de l'hosto

Ft. Gabriel Loisell



La jeune femme sourit en voyant la grimace que faisait son patient lorsque le produit vint toucher sa blessure. Il avait l’air si fort et courageux, elle n’aurait jamais imaginé qu’il puisse laisser son visage se tordre à cause d’un simple coton humide. Enfin, elle supposait que même le plus incroyable et admirable des hommes, finissait toujours par trouver une faiblesse. Elle sourit à cette idée, ça lui faisait plaisir de savoir que cet homme n’était pas la perfection. Elle aurait été terrorisé de la rencontrer, elle qui avait toujours tant voulu l’imiter. Elle soupira, voilà qu’elle commençait à se perdre à nouveau dans ses pensées. Non, elle devait rester concentrée, ce n’était pas grand chose, juste un préface à ce qui l’attendait si aucun interne ne viendrait piquer sa place. Elle n’avait rien contre Gabriel, mais ce dont elle était sûre, c’est qu’elle n’avait vraiment, vraiment pas envie de jouer avec des aiguilles sur la tête d’une personne. Et si elle glissait, si son aide aillait au final empirer les choses. Elle essaya de prendre son calme, souffler était la meilleure chose pour ça, mais elle était terrorisée à l’idée d'apeurer le patient qui semblait avoir une vision si positive sur la vie.

Un peu de jaune, ça ne tue personne? Voilà maintenant que le verbe “tuer” raisonnait dans sa tête. Et si l’aiguille entrait dans son crâne et toucher une zone sensible? Si elle lui crevait les yeux et que dans la panique il finisse par s’empaler sur le coin un peu pointu du lit? Alix devait vraiment prendre sur elle, rien n’allait arriver, ce n’était que des points de sutures. Elle aimerait juste que Jonathan soit avec elle pour lui dire que tout allait bien se passer, mais il était évidemment coincé à la morgue. Elle aurait vraiment aimé être là-bas à cet instant précis. Au moins elle n’aurait pas à s’imaginer sans arrêts la mort d’une personne sous sa responsabilité. Elle avait envie de partir en courant, elle pourrait toujours appeler un de ses collègues, mais ce serait vraiment mal vu. Elle était censé être une des meilleures de sa promotion et la voilà paniquer pour un rien. Pourquoi avait-elle prit médecine déjà? Elle détestait sortir de son élément, elle ne se sentait tellement pas à sa place lorsqu’elle était forcée à prendre en charge quelques urgences.

Il posa une question sur le nombre d’années qu’elle exerçait son métier. Il s’était sûrement douté de son mal être. Elle se devait de continuer à le regarder et de lui sourire comme si elle maîtrisait la situation. Même si au final, ce n’était pas du tout le cas, elle stressait comme une folle, sans raisons apparentes. Enfin, parler de sa passion, allait sans doutes l’aider à se calmer.

- Assez longtemps à vrai dire, pourtant je ne suis qu’en troisième année, je suis très douée en technique et assez en pratique, mais les examens me font paniquer et je ne fais que redoubler. J’ai tendance à stresser pour un rien, c’est sans doutes pour ça que je préfère m’occuper des cadavres. Je déteste sortir de mon domaine.

Elle soupira avant taper quelque chose sur son bippeur, attendant que quelque chose se passe. Elle venait de lancer un appel à l’aide et elle espérait vraiment que quelqu’un viendrait à son secours. Elle n’avait pas envie de recoudre ce pauvre homme, ce n’était vraiment pas contre lui, il avait l’air d’être adorable et sûrement un patient parfait. Elle s’en voulait de ne pas pouvoir s’occuper de lui, mais elle préférait ça que de se laisser envahir par la panique, Jon était trop occupé pour la rassurer et il y avait beaucoup trop de monde monde pour qu’elle se sente à l’aise, prête à faire des efforts.

Elle commençait à jouer nerveusement avec son stylo en regardant le plafond, “aidez-moi”, murmura-t-elle avant qu’à ce moment là la porte de la chambre s’ouvrit pour que son sauveur fasse son apparition. Elle sourit, heureuse de pouvoir vite filer et par politesse, conclut quand même leur discussion.

- Bon et bien, Jason ici va s’occuper de vous, ce fut un plaisir de vous rencontrer.

Elle ne tarda pas à disparaître de la salle, laissant le malade en bonne compagnie. Ce ne serait sûrement pas cette année qu’elle allait réussir à régler ses problèmes.


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